jaimeLeTir transparent bleuVoici un texte trouvé sur le site personnel d'Etienne GERMOND, tireur de haut niveau du fameux club des Mouettes de Royan et en équipe de France. Nous ne savons pas s'il en est l'auteur. Toujours est-il qu'il décrit bien la différence de notre sport.

« Pour ceux qui mesurent le sport à travers les dunks de LeBron, les smashes de Lin Dan, les pédales de Wiggins, alors le tireur semble être l’antithèse.
Là où d’autres ont une intensité, le tir a la sérénité.
Certains doutent lorsque les athlètes parlent de la force mentale. Surtout si vous êtes un sprinter béni d’une foulée de 2,4 mètres, qui est physiquement supérieur et peut se permettre de célébrer la victoire avec la ligne d’arrivée. Mais quand un tireur mentionne la force mentale, tout le monde acquiesce.
Mais que pouvons-nous comprendre d’autre?
Neymar doit décider de l’action à mener, balle au pied, tout en regardant les autres défenseurs. Un cheval sans faille est nécessaire à Michael Jung pour remporter l’or. Il semble alors que les tireurs sportifs aient eux beaucoup moins de variables à traiter.
Une carabine, une cible, et rien entre les deux. Pourtant, dans les endroits où le spectateur cherche le détail, ces statues vivantes y trouvent une colonie de micro-détails! C’est un sport unique, mais comme tous les grands sports, le tir a une dimension que les gens ordinaires ne perçoivent pas. Le calme qu’ils ne pourront jamais pénétrer, le temps ralentit ou encore une perception des sensations accrues. Le tir est un sport à part entière où la difficulté se retrouve dans la concentration, la détermination, la rigueur, l’observation et une volonté sans faille pour espérer toucher le demi-millimètre que représente le « 10 » à 10m. ».